« Orientation et réussite des étudiants » : la commission de la culture du Sénat veut adapter les capacités d’accueil aux taux de réussite et d’insertion professionnelle des filières

Réunie le mercredi 24 janvier 2018, la commission de la culture, de l’éducation et de la communication a adopté le projet de loi relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants.

Comme l’a souligné la présidente de la commission, Catherine Morin-Desailly (Union Centriste – Seine-Maritime), « il était urgent de s’attaquer à l’échec en licence, immense gâchis et une forme de sélection déguisée que le Sénat avait déjà dénoncé. Le Gouvernement n’aborde pas de front la question de l’orientation – clé de la réussite -, mais ce texte constitue une première étape de la refonte d’un système à bout de souffle ».

Tout en soulignant les risques et inquiétudes légitimes qu’il soulève, à l’initiative de son rapporteur Jacques Grosperrin (Les Républicains – Doubs), la commission a modifié le projet de loi sur plusieurs points, de sorte de rendre le dispositif plus juste et conforme aux réalités de terrain :
•    Afin d’offrir aux futurs étudiants des formations disposant de réels débouchés professionnels et préparant aux « métiers du futur », les modifications des capacités d’accueil dans les formations du 1er cycle devront tenir compte des taux de réussite et d’insertion professionnelle effectivement constatés, quitte à supprimer des places dans les formations qui constituent des voies sans issue pour les étudiants.
•    Afin d’ouvrir de vraies perspectives aux bacheliers technologiques et professionnels, la commission a souhaité que les créations de places annoncées par le Gouvernement ne concernent pas seulement les formations « en tension » mais aussi les instituts universitaires de technologie (IUT) et les sections de techniciens supérieurs (STS).
•   Dans un souci de lisibilité et d’efficacité, la plateforme Parcoursup devra intégrer l’ensemble des formations du 1er cycle de l’enseignement supérieur au plus tard au 1er janvier 2019.

Le projet de loi sera examiné en séance publique les 7 et 8 février prochains.