Le principe de neutralité qui doit s’imposer au service public de l’Education nationale existe t’il encore?

Lors de la séance de question d’actualité au gouvernement du 10 avril dernier, j’interrogeais le Ministre de l’Education nationale sur le principe de neutralité qui doit s’imposer à ses services.

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« Le 29 mars dernier, Madame Anne Brugnera, députée de la 4e circonscription du Rhône, organisait une réunion publique sur « Le Plan étudiant et réforme du bac, pour la réussite de tous et de chacun», en présence de son collègue député, Monsieur Jean-Luc Fugit, et du Chef du service académique d’information et d’orientation.

Certains lycées ont transmis cette invitation aux parents d’élèves de terminales à la demande de l’inspecteur d’Académie.

Ce n’est pas tant l’organisation de cette réunion qui surprend mais le portage d’une invitation politique par l’éducation nationale.

Même si le Chef du service académique d’information et d’orientation était présent à cette réunion, celle-ci n’en reste pas moins une réunion politique.

On peut s’étonner de ce mélange de genre.

La diffusion d’une invitation par des responsables d’établissement, la participation d’un fonctionnaire à une réunion dont le caractère politique est clair et la présence de logos officiels sur le carton d’invitation de cette réunion, montée à l’initiative de deux députés d’un même mouvement politique nous permettent d’en douter.

Existe-t-il encore le principe de neutralité qui doit s’imposer au service public de l’Education nationale ? »