Principaux agrégats économiques et financiers

Croissance économique : + 2,3 % en 2017[1] / + 1,7 % prévu en 2018 et 2019

  • La croissance française se situe dans la moyenne européenne en 2017 : + 2,3 % en moyenne prévu dans la zone euro et + 2,4 % dans l’UE.
  • La croissance française retrouve en 2017 son niveau de 2011 (+ 2,1 %), plombé par la suite, sous le quinquennat Hollande.
  • Mais ce regain de croissance semble déjà derrière nous, avec une forte décélération économique en 2018. La prévision du Gouvernement de + 2 %[2] de juin 2018 est revue à la baisse dans le PLF 2019, à 1,7 %. L’Insee prévoit + 1,7 %[3], la Banque de France + 1,6 %[4], Natixis + 1,5 %[5], COE-Rexecode 1,3 %[6]. En effet, les résultats des six premiers mois de 2018 ont été très décevants (+ 0,2 %[7] seulement aux 1er et 2e trimestres contre +0,7 % aux 1er et 2e trimestres 2017), en raison d’un ralentissement de la consommation des ménages (quasiment nulle les six premiers mois de 2018 : + 0,2 % au 1er trimestre et -0,1 % au 2e trimestre), en raison de la hausse de la fiscalité (CSG et carburants). La croissance de la France est la plus faible d’Europe au 1er et 2e trimestre 2018 (+ 0,4 % en moyenne chaque trimestre dans la zone euro et l’UE[8]).

Déficit commercial : En matière de croissance économique, la France demeure également handicapée par son déficit commercial trop élevé

  • En 2017, le déficit commercial cumulé de la France a atteint 63,5 milliards d’euros, contre 48,3 milliards en 2016, soit la plus forte dégradation observée depuis 2011.
  • Le déficit commercial de la France s’était creusé de 200 millions d’euros en juin 2018 à
    – 6,07 milliards d’euros[9], son plus haut niveau depuis février 2017. Le déficit commercial avait ainsi atteint ainsi 17,5 milliards d’euros en cumulé au 2e trimestre 2018[10]. Il a néanmoins sensiblement reculé en juillet, de 2,6 milliard d’euros, pour atteindre -3,5 milliards d’euros, son plus bas niveau depuis décembre 2017, grâce à des exportations d’avions Airbus et de produits pharmaceutiques, mais surtout un net repli des importations (notamment d’énergie) (-4,4 % après +0,9 % en juin)[11].
  • Pour 2018, le Gouvernement ne prévoit cependant pas de franche amélioration de la situation et anticipe un déficit commercial de 62,8 milliards d’euros. Euler Hermes pronostique pour sa part un solde à -70 milliards d’euros, toujours plombé par les importations et le renchérissement du prix du pétrole.
  • Malgré des exportations qui sont plutôt bonnes (notamment dans le domaine aéronautique et spatial, ainsi que l’automobile), notre balance commerciale demeure nettement déficitaire, notamment parce que notre appareil productif n’est pas en mesure de fournir les biens intermédiaires que nous importons (hausse de + 6,8 % des importations en 2017), mais aussi en raison de la hausse de la facture énergétique, qui, d’après le Quai d’Orsay, représente actuellement près de 60 % du déficit de notre balance commerciale. Ainsi, les importations augmentent nettement au 2e trimestre 2018 : +1,7%, après −0,3 % au 1er Au total, le solde extérieur contribue négativement à la croissance du PIB : − 0,3 % au 2e trimestre 2018, après une contribution nulle au 1er trimestre.

Déficit public : – 2,7 % PIB en 2017 / – 2,6 % prévu en en 2018 et – 2,8 % en 2019

  • Avec – 2,7 % du PIB[12], le déficit public recule de 0,8 point par rapport à 2016 (-3,5 %[13]). Toutefois, ce recul significatif repose exclusivement sur une conjoncture favorable : les prévisions de croissance et d’élasticité des recettes ont été révisées, sans quoi le déficit aurait été de -3,3 % en 2017, bien au-dessus des 3 %. Les recettes ont cru plus vite (+ 4 %) que les dépenses (+ 2,5 %). La Cour des comptes estime en effet que l’effet de l’embellie conjoncturelle sur les prélèvements obligatoires est de 13,7 milliards d’euros, soit 0,6 point de PIB[14].
  • Rappelons que dans la LFI 2017, le Gouvernement d’alors prévoyait bien – 2,7 % de déficit, mais avec une prévision de croissance de + 1,5 % en 2017. Avec + 2,2 % de croissance, cela montre que l’effort structurel n’a pas été mené.
  • Non seulement l’effort structurel n’est pas mené, mais le surcoût financier très important résultant de la suppression totale de la taxe d’habitation en 2020 (10,5 milliards d’euros selon le Gouvernement) devait être compensé par des mesures d’économies. Or, le Gouvernement y a renoncé : 6,5 milliards d’euros (sur 10,5[15]) seront compensés par le déficit[16] et donc par les Français. La programmation de l’évolution du solde public est ainsi révisée trois mois seulement après le programme de stabilité d’avril 2018 : -1,1 % du PIB en 2020 au lieu de -0,9 %, -0,6 % en 2021 contre -0,3%, et enfin 0 % au lieu de +0,3 %[17]. Sans compter l’impact du coût de la reprise de la dette de la SNCF : hausse de 0,1 point de déficit par an, selon le même rapport préparatoire.
  • De surcroît, cette amélioration ponctuelle ne doit pas cacher le fait que la France demeure en queue de peloton européen. 12 pays européens sont en excédent budgétaire[18]; l’Allemagne l’est depuis déjà 2014 (+ 1,3 % en 2017). La moyenne du déficit public en 2017 est de -0,9 % dans la zone euro et -1 % dans l’UE28[19]. Au 1er trimestre 2018, les comptes sont en moyenne quasiment à l’équilibre dans la zone euro ! -0,1 % et -0,5 % dans l’UE28, tandis que la France est à -2,5 %, selon Eurostat[20]. L’excédent de l’Allemagne culmine à +2,4 % de PIB !
  • La Cour des comptes a ainsi rappelé en janvier 2018 que « même avec un déficit ramené sous la barre des 3 %, la France continue toutefois de présenter une situation financière plus dégradée que celle de la quasi-totalité de ses partenaires de la zone euro». « Les conditions à réunir pour atteindre les objectifs » de réduction du déficit fixées par le Gouvernement pour les prochaines années « sont nombreuses et loin d’être acquises ».
  • Enfin et surtout, ces conditions sont d’autant moins acquises que la croissance décélère, pour les raisons évoquées plus haut. La moindre croissance et les surcoûts financiers mentionnés ci-avant ont pour conséquence que la prévision de déficit public pour 2018 et 2019 sont révisées dans le PLF 2019 à respectivement – 2,6 % et – 2,8 %. Le déficit augmenterait en 2019. La Banque de France a également révisé sa prévision, à -2,5 %[21].

Déficit public structurel : – 2,3 % PIB en 2017 / – 2,2 % et – 2,1 % prévus en 2018 et 2019

  • Le déficit structurel diminue de -2,5 % en 2016 à -2,3 % en 2017. Mais le solde structurel ne s’améliorerait que de 0,1 point en 2018, à -2,2 %[22]: la France est six fois en-dessous de l’objectif assigné par nos partenaires européens (+ 0,6 % par an), épuisant ainsi en une seule fois la marge de manœuvre autorisée par Bruxelles (une seule marge de tolérance de 0,5 point en 24 mois). Or en 2019, il ne s’améliorerait de nouveau que de 0,1 point, selon le PLF 2019. Bruxelles pourrait donc retoquer le budget 2019 (ou a minima considérer que le projet de budget est en « risque de non-conformité », comme l’an passé).
  • L’OCDE et le FMI prévoient pour leur part une aggravation du déficit structurel en 2018 (respectivement – 0,3 % et – 0,4 %).

Dette publique : 98,5 % PIB en 2017[23] / 98,7 % prévus en 2018 et 98,6 % en 2019

  • D’après la LF 2018, la dette devait se stabiliser en 2018 (96,8 % en 2017 et 2018), puis augmenter en 2019 (97,1 %) avant de décroître en 2020[24]. En réalité, la dette a déjà atteint 98,5 % du PIB en 2017[25], en raison de la requalification comptable de la dette de SNCF réseau en dette publique par Eurostat et l’Insee.
  • 98,5 % c’est 2 258 milliards d’euros de dette publique en 2017 (33 600 euros par Français), contre 2 188 milliards en 2016 : + 70 milliards d’euros.
  • 98,5 % de dette en France en 2017 est à comparer avec 86,7 % dans la zone euro (12 points de moins !), 81,6 % dans l’UE28 et 64,1 % en Allemagne[26] (au 1er trimestre 2018, 86,8% dans la zone euro, 81,5 % dans l’UE28 et 62,9 % en Allemagne[27]). La dette de la France augmente, alors qu’elle diminue en moyenne dans la zone euro et dans l’Union européenne.
  • L’Etat va emprunter un montant record sur les marchés en 2018 : 195 milliards d’euros[28]; du jamais-vu depuis plus de dix ans… en cas de remontée des taux, le choc serait très rude. Le Gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a mis en garde en juillet 2017 le Gouvernement : « Le pays fera face à un choc de la dette souveraine en ne reprenant pas le contrôle sur sa dette publique avant que les taux d’intérêts n’augmentent brusquement ». Il a insisté sur la nécessité d’une « réforme des services publics », l’embellie économique permettant d’engager les réformes structurelles sans tarder.

Le président de la BCE, Mario Draghi, prévoit une remontée des taux mi-2019. La Banque Postale prévoit[29] une remontée des OAT 10 ans de 0,7 % fin 2017 à 1,3 % fin 2018 et 1,6% fin 2019.

Rappelons qu’une hausse de taux de 1 % conduirait à augmenter la charge de la dette de 2,1 milliards d’euros en 1 an, 4,8 milliards en 2 ans et plus de 19 milliards d’euros au bout de 10 ans[30].

Prélèvements obligatoires : 45,3 % PIB en 2017 / 45 % et 44,2 % prévus en 2018 et 2019

  • Le taux de PO a fortement augmenté en 2017 de 44,6 % à 45,3 %[31] (essentiellement en raison de la surtaxe d’IS et de la montée en charge de la taxe carbone).
  • Pour 2018, le Gouvernement a revu à la hausse sa prévision de taux de prélèvements obligatoires à 45 % du PIB[32] en 2018, contre 44,3 % prévus par la loi de programmation des finances publiques pour les années 2018 à 2022.
  • Si l’on tient compte du ratio recettes fiscales/PIB pour mesurer le niveau de pression fiscale en France, notre pays apparaît comme celui dont le niveau de fiscalité est le plus élevé dans l’Union européenne depuis 2016, devant le Danemark, selon la prévision d’Eurostat du 7 décembre 2017 : 47,6 % du PIB en France en 2016, contre 41,3 % pour la zone euro et 40 % pour l’UE.
  • Enfin, quand bien même le taux de PO diminuerait en 2018 et 2019, cela ne signifie pas un gain de pouvoir d’achat pour tous les Français. Comme sous le quinquennat Hollande, les familles, retraités, classes moyennes et supérieures demeurent les « vaches-à-lait » du quinquennat Macron, avec une perte de pouvoir d’achat attendue en 2018 et 2019 (hausse de la CSG, désindexation des retraites et allocations familiales, baisse et réforme des APL, hausse de la fiscalité énergétique).

Dépenses publiques : 56,5 % PIB en 2017

  • La France est la championne de la dépense publique de l’OCDE en 2017 : elle a dépassé la Finlande en 2016.
  • La dépense publique augmenterait en 2018 en valeur : + 1,2 %, après +1,8 % en 2017,
    + 1,4 % en 2016 et + 0,8 % en 2015.
  • La masse salariale de l’Etat continuerait de croître de + 1,6 %.
  • Mais selon la publication de l’Insee du 26 mars 2018, les dépenses publiques ont en réalité progressé en valeur de + 2,5 % en 2017, contre + 1 % en 2016, les seules dépenses de fonctionnement progressant de +2,2 % (après +0,7 % en 2016) sous l’effet notamment de la hausse du point d’indice de la fonction publique en février 2017.
  • Les dépenses publiques ont donc dérapé en 2017 non seulement par rapport à 2016 mais aussi par rapport aux prévisions (+ 2,5 % en valeur alors que la prévision pour 2017 était de + 1,6 % dans la LF 2017 et de + 1,8 % dans la LF 2018). En volume, leur hausse a été de + 1,5 % et il n’y a eu aucun effort structurel d’économies.
  • La croissance de la dépense publique en volume est près de deux fois plus rapide en 2017 (+1,5 %) que sur la période 2010-2016 (+0,8 %).
  • Emmanuel Macron s’était fixé un objectif d’une stabilisation en volume de la dépense publique en 2018. Avec une prévision d’inflation de +1 % en 2018, cela signifiait donc une augmentation en valeur de +13 Mds€ en 2018. Avec une évolution tendancielle (inflation, chômage, démographie, …) de la dépense publique estimée à +33 Mds€, cela signifiait donc une économie de 20 Mds€ en 2018 à réaliser pour parvenir à la stabilisation en volume. Or, cet effort d’économies annoncé cet été a été ramené de 20 à 15 Mds€. C’est d’autant plus préoccupant que l’inflation progresse fortement, avec un bond de +2,3 % en juillet 2018, du jamais-vu depuis 2012 et bien au-delà du 1 % prévu par le Gouvernement. Pour toutes ces raisons, l’objectif de stabilisation en volume de la dépense publique semble inatteignable en 2018.
  • Le Haut Conseil des finances publiques estime qu’il existe des « risques significatifs» sur la réalisation des économies prévues par le Gouvernement. L’effort est reporté en fin de quinquennat. Nous le constatons par exemple avec les annonces du Premier ministre du 26 août dernier : les deux tiers de l’effort en matière de suppression des 50 000 postes de fonctionnaires d’Etat promis par Emmanuel Macron seraient reportés sur les deux seules dernières années du quinquennat (sachant que la dernière est généralement celle des cadeaux électoraux…) : c’est intenable : sur 50 000 postes à supprimer, 1 600 le seraient en 2018, 4 500 en 2019, 10 000 en 2020 et 34 000 en 2021 et 2022. De la même façon, l’effort structurel prévu est de 0,16 point de PIB par an les trois premières années du quinquennat et de 0,35 point par an (plus du double) les deux dernières années
    (- 0,5 point de 2017 à 2020 et – 0,7 point de 2020 à 2022).
  • L’essentiel de l’effort d’économies repose en réalité sur les collectivités locales et la sécurité sociale.

Chômage : en juillet 2018, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A a fortement augmenté, de + 0,6 % par rapport au mois précédent (+ 19.300 chômeurs)[33]. Au total, depuis le début de l’année 2018, il y a eu 4 baisses et 3 hausses mensuelles.

  • Globalement, le nombre de chômeurs en catégorie A peine à diminuer depuis l’élection d’Emmanuel Macron (de 3,471 millions en avril 2017 à 3,462 en juillet 2018 en métropole : – 9.000 chômeurs), et il a augmenté pour les catégories A, B et C (de 5 535 en avril 2017 à 5 628 millions au 2e trimestre 2018 : environ + 100 000 chômeurs) et le taux de chômage a augmenté au second trimestre 2018 de 0,2 point à 9,2 % de la population active[34]. Selon Eurostat[35], le taux de chômage en France serait également de 9,2 % en juillet 2018.
  • Surtout, la France connaît un taux de chômage supérieur à quasiment tous ses voisins européens et a même reculé encore plus loin en queue de peloton de l’UE, avec le 24ème pire taux de chômage sur 27 en mai contre le 22ème en mars. Seules l’Italie, l’Espagne et la Grèce font pire !

Selon les dernières données d’Eurostat pour juillet 2018[36], le taux de chômage de 9,2 % en France est à comparer avec les 3,4 % en Allemagne, 4 % au Royaume-Uni, 8,2 % dans la zone euro (mais plombé par les 19,5 % de la Grèce en mai et 15,1 % de l’Espagne) et 6,8 % dans l’UE (taux le plus faible depuis avril 2008).

  • Rappelons enfin, que le chômage a été largement financé par l’argent public et donc le déficit ces dernières années, notamment à travers des centaines de milliers d’emplois aidés ; ils sont toutefois en diminution depuis 2017 (CUI non marchands : 388 000 en 2015, 419 000 en 2016 et 350 000 en 2017 ; CUI marchands : 96 000 en 2015, 79 000 en 2016 et 28 000 en 2017[37]). La Cour des comptes a estimé en octobre 2016 le coût des emplois aidés à 10 milliards d’euros par an, tout en les jugeant globalement inefficaces (notamment les emplois aidés non marchands).

[1] Estimation corrigée (2,2 à 2,3 %) de l’Insee du 29 août 2018.

[2] Rapport préparatoire au débat d’orientation des finances publiques, juin 2018.

[3] Note de conjoncture de l’Insee de juin 2018.

[4] Projections économiques de la Banque de France du 14 septembre 2018.

[5] Estimation du 31 juillet 2018.

[6] Estimation septembre 2018.

[7] Communiqué Eurostat du 7 septembre 2018.

[8] Ibid.

[9] Estimation des Douanes du 7 août 2018.

[10] Estimation des Douanes du 7 août 2018.

[11] Estimation des Douanes du 7 septembre 2018.

[12] Communiqué de l’Insee du 6 septembre 2018.

[13] Ibid.

[14] Rapport sur La situation et les perspectives des finances publiques pour 2018, juin 2018.

[15] Les 4 autres milliards grâce au maintien de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires.

[16] Rapport préparatoire au débat d’orientation des finances publiques, juin 2018.

[17] Ibid.

[18] Malte, Chypre, République tchèque, Luxembourg, Suède, Allemagne, Pays-Bas, Danemark, Bulgarie, Grèce, Croatie et Lituanie.

[19] Publication d’Eurostat du 24 avril 2018.

[20] Communiqué du 20 juillet 2018.

[21] Point de conjoncture de la Banque de France du 8 août 2018.

[22] PLF 2019.

[23] Communiqué de l’Insee du 6 septembre 2018.

[24] Chiffres loi de programmation des finances publiques pour les années 2018 à 2022 du 22 janvier 2018.

[25] Communiqué Insee, 6 septembre 2018.

[26] Publication Eurostat, 24 avril 2018.

[27] Communiqué d’Eurostat du 20 juillet 2018.

[28] PLF 2019.

[29] Prévisions La Banque Postale, mars 2018.

[30] Chiffres de Bercy.

[31] PLF 2019.

[32] Ibid.

[33] Chiffres de Pôle Emploi publiés le 27 août 2018.

[34] DARES indicateurs n°36, juillet 2018.

[35] Communiqué du 31 août 2018.

[36] Ibid.

[37] Note de conjoncture Insee, mars 2018.