Métropole de Lyon : quel bilan 4 ans après sa création ?

La métropole de Lyon : une affaire d’hommes et de circonstances, c’est en ces termes que MM. Charles Guené et Claude Raynal ont présenté leur rapport fait au nom de la commission des finances du Sénat ce mardi 30 avril.

Alors qu’à l’automne 2018, le Président de la République a reçu les présidents de cinq métropoles (Bordeaux, Lille, Nantes, Nice et Toulouse) pour évoquer la possibilité d’étendre cette expérience à leurs territoires et que ces territoires ont tous progressivement renoncé à ce projet, les rapporteurs spéciaux des crédits de la mission « Relations avec les collectivités territoriales » ont dressé un bilan des conditions locales particulières qui ont permis à la métropole de Lyon de voir le jour le 1er janvier 2015.

Une opération gagnant-gagnant entre la Métropole de Lyon et le Département du Rhône ? Sur le court terme, le rapport le confirme.

Qu’en sera-t-il sur du plus long terme ? Bien que les finances soient saines quatre ans après la création, il faudra surveiller les dépenses de fonctionnement et les dépenses sociales sur le temps long, pour éviter « un effet ciseaux » et garantir l’investissement.

La contestation est plutôt politique

Le mode d’élection des conseillers métropolitains, au suffrage universel direct à partir de 2020 inquiète de nombreux maires qui risquent de ne pouvoir être présent ou représentés à la Métropole de Lyon.

J’ai proposé par voie d’amendement à une proposition de loi examinée ce mardi en commission des lois du Sénat deux mesures : -réunion de la conférence métropolitaine des Maires au moins 2 fois par an – et saisie obligatoire sur le budget et les schémas directeurs PLU, mobilité, climat-air-énergie – afin que les maires restent des partenaires incontestables de la Métropole de Lyon.

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